7 février 2017, journée fériée chômée en Haïti

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Les écoles, l’administration publique, le commerce et l’industrie chômeront le mardi 7 février 2017, à l’occasion de l’investiture de Jovenel Moïse, proclamé président élu d’Haïti, le 3 janvier 2017, par le Conseil électoral provisoire (Cep) à la présidentielle du 20 novembre 2016.

Cette décision officielle a été prise par arrêté, en date du 6 février 2017, indiquent deux communiqués de presse (dont l’un rectificatif du premier, qui ne mentionnait ni le commerce ni l’industrie) du bureau du premier ministre sortant Enex Jean-Charles, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Sur une soixdantaine d’invitations, envoyées, par la commission de transition, à des chefs d’État et de gouvernements ayant des relations diplomatiques avec Haïti, quatre ont confirmé leur présence sur le territoire national, à l’occasion des cérémonies du 7 février 2017.

Il s’agit de Danilo Medina Sánchez [1] de la République Dominicaine, d’Anthony Carmona [2] de Trinidad & Tobago, Nicolas Maduro [3] du Venezuela et de Rafael Correa [4] de l’Equateur.

A l’occasion du 7 février 2017, la Police nationale d’Haïti (Pnh) annonce avoir interdit la circulation automobile ainsi que de motocyclettes, dans l’aire du Champ de Mars, principale place publique de la capitale, où se trouvent les ruines du Palais national et où va se dérouler une partie des cérémonies.

La Constitution de 1987 prévoit le 7 février (date de la chute de la dictature des Duvalier en 1986) comme jour férié chômé. Mais, depuis plusieurs années, plusieurs gouvernements, qui se sont succédé au pouvoir, ont tenté de passer outre à cette date-symbole.

Déjà, dans la matinée du lundi 6 février 2017, bien avant les deux communiqués officiels, plusieurs fonctionnaires dans l’administration publique en Haïti avaient exprimé leur intention de rester à leur domicile, à l’occasion des cérémonies du 7 février 2017, durant lesquelles la circulation risquait d’être compliquée dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, avaient-ils anticipé. [rc apr 06/02/2017 14:00]

[1Ndlr : Né le 10 novembre 1951 à Bohechío, Danilo Medina Sánchez du Parti de la libération dominicaine (Pld) est président de la République Dominicaine depuis le 16 août 2012, réélu en août 2016. Il a été battu, à la présidentielle de l’année 2000, par Hipólito Mejía du Parti révolutionnaire dominicain (Prd) de feu José Francisco Peña Gómez (6 mars 1937, Santa Cruz de Mao – 10 mai 1998, Cambita Garabitos, République Dominicaine), avocat et homme politique dominicain, leader du Parti révolutionnaire dominicain après la démission de Juan Bosch en 1973, trois fois candidat à la présidence en République Dominicaine.

[2Né le 7 mars 1953 à Palo Seco, l’homme politique Anthony Carmona est le 5ᵉ et actuel président de Trinité-et-Tobago, depuis son élection en 2013.

[3Né le 23 novembre 1962 à Caracas, Nicolás Alejandro Maduro Moros est un syndicaliste et homme d’État vénézuélien, président de la république du Venezuzuela depuis 2013, après la mort de Hugo Chavez.

[4Né le 6 avril 1963 à Guayaquil, Rafael Vicente Correa Delgado est un économiste et homme d’État équatorien, président la République de l’Équateur depuis le 15 janvier 2007. Il a, paradoxalement, offert sa contribution pour la formation, sur le territoire équatorien, d’officiers militaires haïtiens, durant l’administration politique de Koseph Michel Martelly (14 mai 2011 – 7 février 2016).

Alter Presse, Haiti

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