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Bouleversements politiques, à l’occasion de la mobilisation du 18 novembre 2018 en Haïti

Bouleversements politiques….

Une situation agitée, marquée par des actes de violence et des troubles, qu’auraient provoqués des gens armés non identifiés, est relatée, un peu partout, en Haïti (Port-au-Prince et villes de province), à la mi-journée, de ce dimanche 18 novembre 2018, à l’occasion d’une nouvelle mobilisation de masse contre la corruption, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Un nombre indéterminé de personnes blessés par balles est enregistré, à la mi-journée de ce 18 novembre 2018, selon divers rapports de presse.

Des jets de pierres ont été lancés en divvers endroits, tandis que des traces de barricades de pneus usagés enflammés sont remarqués, non seulement dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, mais aussi en province.

Pendant que des millers de personnes ont gagné les rues, pour, notamment, exiger une reddition des comptes sur la gestion de 3,8 milliars de dollars américains (Ndlr ; : US $ 1.00 = 76.00 gourdes ; 1 euro = 89.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 gourde aujourd’hui), d’autres ont préféré rester chez elles, observant l’évolution de la situation.

Globalement, les véhicules de transports publics n’ont pas fonctionné entre les villes, excepté de rares taxis-motos.

Les marchés publics, où s’approvisionnent les Haïtiennes et Haïtiens en différents produits, étaient très peu fréquentés, ce dimanche 18 novembre 2018.

Lari a pa bon (il faut prendre des précautions, être vigilantes et vigilants dans les rues, ces jours-ci), exhortaient, samedi soir 17 novembre 2018, petites commerçantes et petits commerçants, acheteuses et acheteurs.

A Port-au-Prince, il était difficile de trouver du pain dans différents supermarchés, la veille du dimanche 18 novembre 2018.

Ce dimanche 18 novembre 2018, certaines confessions religieuses ont, tout de même, accueilli leurs fidèles, au contraire d’autres confesssions qui avaient prévu de ne pas fonctionner, en guise d’anticipation.

Les conversations alleien bon train, dans différents quartiers, autour de l’évolution de la situation politique, marquée par des violences et troubles

Des motocyclettes ontété remarquées, circulant avec des drapeaux de couleur noire et rouge, apparemment en signe de solidarité avec le dirigeant de laplateforme politique Pitit Desalin, Jean-Charles Moïse, qui, avec ses partisans, avait hissé un bicolore noir et rouge, le samedi 10 novembre 2018, sur la place de Vertières, au Cap-Haïtien.

En conférence de presse, le mercredi 14 novembre 2018, Jean-Charles Moïse de Pitit Desalin a annoncé son intention d’aller faire flotter, à nouveau, un drapeau noir et rouge, en lieu et place du bicolore officiel bleu et rouge, reconnu dans la Constitution du 29 mars 1987.

« Un comportement excessif », « un acte anarchique », « une profanation » ont été les qualificatifs, utilisés par plusieurs secteurs pour condamner le geste du samedi novembre 2018, sur la place de Vertières, au Cap-Haïtien.

En divers endroits, les activités de petites commerçantes et de petits commerçants du secteur informel ont été quelque peu paralysées, dans la matinée du 18 novembre 2018, contrairement à l’accoutumée.

A l’approche de la grande mobilisation, annoncée pour le 215e anniversaire de la bataille (le 18 novembre 1803) de Vertières (qui aboutit à la proclamation de l’indépendance, le 1er janvier 1804) de « fausses » informations, sur les réseaux sociaux, tendaient vers une perspective d’intoxication de l’opinion, ont dénoncé plusieurs personnalités visées.

Différentes organisations politiques, syndicales et populaires avaient invité les citoyennes et citoyens à manifester en masse, pour demander des comptes sur la gestion des fonds de laide vénézuelienne PetroCaribe, dans le contexte de commémoration du 215e anniversaire de la bataille de Vertières, ce dimanche 18 novembre 2018.

Cette mobilisation vise également le départ de Jovenel Moïse de la présidence en Haïti, avait rappelé l’organisation Konbit òganizasyon politik, sendikal ak popilè, lors d’une conférence de presse, le jeudi 15 novembre 2018.

Psychose de peur, dans un contexte de revendications populaires

Le samedi 17 novembre 2018, citoyennes et citoyens exprimaient leurs craintes d’éventuels dérapages, lors de la mobilisation de ce dimanche 18 novembre 2018, dont le but principal est d’exiger une reddition des comptes sur la dilapidation des fonds PetroCaribe.

Des tirs d’armes ont été entendus, dans la soirée du samedi 17 novembre 2018, en plusieurs quartiers, à Port-au-Prince, notamment à Bourdon, Nazon (centre-ville) et Pétionville (à l’est de la capitale), ont signalé des riveraines et riverains.

C’est dans ce contexte que plusieurs secteurs de la société expriment leur ras-le-bol face aux mauvaises conditions de vie de la population haïtienne, dont le coût élevé de la vie (avec une inflation de plus de 15% sur différents produits), qui se dégradent, à cause du mode de gestion inefficace de la chose publique, par le pouvoir en place.

La dépréciation de la gourde, la monnaie nationale (taux de change de 76.00 gourdes, aujourd’hui) pour un dollar américain), est en voie d’accélération …

De surcroît, le climat d’insécurité s’intensifie dans divers quartiers populaires, où des gangs armés s’affrontent continuellement, ces derniers temps.

Les autorités sont impuissantes, jusqu’à présent, à rétablir l’ordre dans ces zones.

Un bilan, fourni par l’organisme de droits humains Fondation Je Klere (Fjkl), fait état de 15 à 25 morts et de 6 femmes violées, suite aux violences entre gangs armés, enregistrées, dans la nuit du mardi 13 novembre 2018, dans le quartier périphérique de La Saline (à l’ouest de Port-au-Prince).

Pourtant, les autorités policières ont fait savoir, le 16 novembre 2018, que seulement trois personnes auraient été tuées.

Il y a eu également, à La Saine, le pillage de 15 maisons et des déplacements internes de milliers de citoyennes et de citoyens, selon la Fjkl.

« Vieux de plusieurs années », les conflits entre gangs armés à La Saline, pour le contrôle du grand marché public de la Croix des Bossales (Ndlr : le marché Croix des Bossales est le plus grand marché public, dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, où vont s’approvisionner régulièrement plusieurs petites commerçantes et petits commerçants, ainsi que différentes entreprises et services divers), seraient exacerbés par la question politique, exploitée par les partisans et adversaires du pouvoir en place, rapporte l’orgaznisme de droits humains Fondation je klere.

[Alter Presse,.,.,emb rc apr 18/11/2018 12:20]     http://www.alterpresse.org/spip.php?article23787#.W_G3H-JOnwo

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