Hervé Denis convoqué au Parlement le mardi 1er août

Hervé Denis convoqué au Parlement le mardi 1er août

Hervé Denis convoqué au Parlement le mardi 1er août

Les députés interpellateurs du ministre de la Défense, Hervé Denis, ont décidé de donner une seconde chance à ce dernier, en vue de lui permettre de fournir de plus amples explications aux députés de la 50e législature sur le processus de remobilisation de l’Armée d’Haïti.

Le député Jean Michel Moïse, de la circonscription Bombardopolis/ Baie-de-Henne dans le Nord –Ouest, affirme que la date du 1er août 2017 est toujours maintenue pour la convocation du ministre Hervé Denis. Ce qui donne, sans l’ombre d’un doute, un soulagement au ministre de la Défense, Hervé Denis, puisque toute séance d’interpellation doit normalement terminer soit par un vote de censure, soit par un vote de confiance.

Le député interpellateur du ministre, Jean Michel Moïse, pense que le ministre Denis pourrait aider le chef de l’État, Jovenel Moïse, à définir les stratégies en vue de la formation d’un corps de génie militaire, mais il n’a aucune habilité à recruter des gens pour mettre sur pied une armée.

Soulignons que les opérations de recrutement lancées le lundi 17 juillet ont dû s’achever le mardi 25 juillet 2017. Au total 2,250 postulantes et postulants, dont 200 femmes, ont pu s’inscrire.

Les inscriptions pour la formation de cette première classe de soldats se sont déroulées dans une ancienne base du contingent coréen de la Mission des Nations-unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), dans la zone limite entre les communes de Gressier et de Léogâne (au sud de la capitale, Port-au-Prince).

Plusieurs secteurs sociopolitiques de la vie nationale continuent de s’interroger sur la fiabilité du processus de remobilisation de l’Armée. C’est le cas du Collectif défenseurs Plus qui met en garde la population contre un risque de politisation de la nouvelle armée.

Le député d’Aquin, Jean Robert Bossé n’a pas signé la lettre d’interpellation, mais se dit opposé à la démarche entamée par le ministère de la Défense, qui, d’après lui, veut créer une milice au sein du pays.

Pour le parti politique Fusion des sociodémocrates haïtiens (Fusion), il faut un véritable débat national sur la question.

Quant au sénateur Nènel Cassy du parti Fanmi Lavalas, président de la commission Économie et Finances au Sénat de la République, il se questionne sur les vrais motifs du pouvoir qui cherche à reconstituer l’Armée dans le cadre d’une démarche non transparente sans aucune légitimité institutionnelle.

Par ailleurs, cette interpellation transformée en avis de convocation bénéficie du soutien de plus d’une vingtaine de députés qui reprochent au ministre Denis « son comportement antiinstitutionnel et antirépublicain », comme l’indique la lettre datée du 25 juillet 2017.

 Jean Élie Paul, Le National.  Haiti

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