Hong Kong, Chili, Liban…la mondialisation de la colère.

Violente crise au Chili, « Hirak » en Algérie, fronde à Hong Kong : une flambée de conflits sociaux
embrase le monde depuis plusieurs mois, sur fond d’inégalités économiques et de marginalisation
politique. Tour du monde des révoltes.

Par Sarah Diffalah et Louis Morice
Publié le 25 octobre 2019 à 19h19

Assiste-t-on à la mondialisation d’un mouvement de protestation des peuples ? Au Chili, au Liban, en
Irak, en Egypte, en Algérie, à Hong Kong, au Soudan, en Equateur, à Haïti, en Bolivie, au Venezuela, en
Guinée, à Barcelone et en France, des vagues de révolte et des protestations populaires de grande
ampleur se sont déversées dans les rues des capitales et des grandes villes. L’année 2019, qui n’est pas
encore terminée, aura été marquée par une accélération et une multiplication des conflits sociaux et
politiques, souvent sans précédent dans les pays concernés.
A première vue, rien ne relie ces colères entre elles. Leurs origines sont diverses, entre la hausse des
taxes sur le carburant en France, celle du prix du ticket de métro au Chili, ou l’application d’une taxe sur
WhatsApp au Liban. Les systèmes politiques sont, par ailleurs, très différents les uns des autres.
Mais ces troubles, plus ou moins violents, ont un dénominateur commun : la dénonciation de
l’accroissement des inégalités, non seulement entre les riches et les pauvres, mais aussi entre les classes
moyennes et les très riches, le rejet de la corruption, qui apparaît encore plus insupportable, celui des
élites et des classes dirigeantes, l’opposition à une forme de libéralisme sauvage.
L’autre point commun est l’expression d’une démocratie directe, sans partis, ni figures l’incarnant, par
plusieurs catégories de la population, dans la rue, où les peuples connectés remettent en cause les
représentations parlementaires et les pouvoirs en place, dont ils se méfient de plus en plus. Cette
attente de renouvellement politique est particulièrement criante chez les jeunes, d’ordinaire aux avant-
postes des manifestations.
Comme souvent dans ce genre de mouvements, il y a un élément déclencheur, qui semble parfois
dérisoire. Il est le révélateur de colères et de malaises profonds, généralisés et larvés. En face, les
dirigeants, acculés, font en général marche arrière en suspendant ou supprimant ce qui a joué le rôle
d’étincelle. Souvent, cela ne suffit pas à des manifestants inlassables et avides de changements en
profondeur. Tour du monde des révoltes.

Soudan, 19 décembre 2018
 L’étincelle. Le triplement du prix du pain, dans le cadre d’une
politique de rigueur. Les protestations ont basculé le 6 avril 2019, avec
l’installation des manifestants devant l’état-major de l’armée.

 Les origines de la colère. La mauvaise gestion (70 % du budget
consacré aux dépenses militaires, rente pétrolière qui se tarit,
corruption rampante, mauvaise gestion des ressources) a réduit les
capacités de l’Etat à subvenir aux besoins fondamentaux des
populations et à développer le pays.
 Le bilan. Les huit mois de manifestations sans relâche ont été marqués
par la répression, qui a fait plus de 250 morts. Sous la pression
populaire, le président Omar al-Bachir a été déchu par l’armée le
11 avril, après trois décennies de pouvoir sans partage. La signature d’un
accord entre les chefs militaires et les responsables de la contestation, le
18 août, a ouvert la voie à un règlement de la crise politique. Cette
période de transition doit mener le pays vers de premières élections qui
se voudront démocratiques, en 2022.
Crise éteinte

Algérie, 22 février 2019
 L’étincelle. L’annonce de la candidature du président Abdelaziz
Bouteflika pour un cinquième mandat.
 Les origines de la colère. C’est l’humiliation de trop pour les
Algériens, qui descendent en masse dans la rue pour protester contre la
perspective de cet énième mandat. Depuis de nombreuses années, les
Algériens manifestent régulièrement contre la vie chère et le manque de
perspectives économiques dans un pays majoritairement jeune et frappé
par le chômage. L’immense majorité demande une remise à plat de la
redistribution des richesses nationales et souhaite remettre la
souveraineté du peuple au cœur de la vie politique. Les manifestants
réclament le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir depuis
l’indépendance du pays, en 1962, dont celui du président par intérim
Abdelkader Bensalah et du général Gaïd Salah.
 Le bilan. Abdelaziz Bouteflika démissionne après vingt ans à la tête de
l’Algérie. Une élection présidentielle est prévue le 12 décembre. Les
manifestations ont été remarquées pour leur caractère pacifique.
Cependant, les forces publiques ont restreint les libertés, harcèlent les
contestataires et multiplient les arrestations.
Crise toujours en cours.
Hong Kong, 28 avril 2019

 L’étincelle. La modification de la loi sur les extraditions, faisant
craindre un renforcement du contrôle de Pékin.
 Les origines de la colère. Les manifestants exigent davantage
d’autonomie et de libertés civiles face aux ingérences grandissantes de la
Chine dans les affaires de sa région semi-autonome. En poste depuis mi-
2017, la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, cristallise la colère des
protestataires, dont la plupart réclament sa démission de la tête de
Hong Kong.
 Le bilan. Suppression du projet de loi d’extradition vers la Chine.
Carrie Lam a annoncé une batterie de mesures économiques et sociales,
notamment la construction de logements, l’assouplissement de prêts
immobiliers, des aides aux étudiants ou encore l’augmentation des
subventions accordées aux familles à faibles revenus. Aucune concession
politique n’a été faite. Les heurts entre police et manifestants ont
officiellement fait plus de 1 200 blessés.
Crise toujours en cours
Haïti, fin août 2019
 L’étincelle. La décision, début juillet, d’augmenter de 38 % le tarif de
l’essence, de 47 % celui du diesel et de 51 % celui du kérosène a
déclenché trois jours d’émeutes. L’annonce par la Cour supérieure, en
mai, que des entreprises dirigées par le président Jovenel Moïse avant
sa prise de fonction étaient impliquées dans des détournements de
fonds. Enfin, une longue pénurie généralisée de carburant, au mois
d’août, a amplifié le mouvement.
 Les origines de la colère. Dès son arrivée au pouvoir, en
février 2017, Jovenel Moïse est confronté à la colère de l’opposition, qui
a toujours refusé de reconnaître sa victoire à l’issue d’un processus
électoral délicat. Avant que cette crise n’explose et ne paralyse le pays,
Jovenel Moïse était déjà la cible de critiques d’organisations de la société
civile militant contre la corruption. Les cortèges, qui rassemblent
souvent plusieurs milliers de personnes, ont comme premier mot
d’ordre la démission immédiate du président. Haïti compte parmi les
pays les plus inégalitaires au monde. Les 20 % les plus riches y
contrôlent plus de 60 % des richesses et les 20 % les plus pauvres, moins
de 2 %.
 Le bilan. Jovenel Moïse a proposé une « trêve historique », mais ses
opposants ont rejeté son appel au dialogue. Il n’a annoncé aucune
mesure immédiate face aux conséquences humanitaires, économiques et

sociales de la crise politique. L’opposition n’a pas formulé de
propositions claires pour gérer la transition en cas de vacance du
pouvoir, et les différents partis derrière les manifestations ne
parviennent pas à s’entendre.
Crise toujours en cours
Egypte, 20 septembre 2019
 L’étincelle. L’appel de l’homme d’affaires Mohamed Ali, un Egyptien
vivant en exil en Espagne, qui accusait le président Abdel Fattah al-Sissi
de corruption.
 Les origines de la colère. Il y a, en Egypte, une forte exacerbation
des ressentiments à l’égard du pouvoir en place. Les conditions de la
réélection d’Abdel Fattah al-Sissi pour un deuxième mandat, en
mai 2018, avec l’arrestation des autres candidats, dont des généraux
respectés, puis le passage en force d’une réforme constitutionnelle lui
offrant la possibilité de briguer un troisième mandat, avaient troublé
l’opinion publique. Les manifestations, entre le 20 et le 27 septembre,
spontanées et que personne n’a vues venir car interdites depuis 2013,
sont le reflet d’une colère des classes moyennes et populaires contre les
mesures d’austérité et les coupes aux subventions instaurées depuis
trois ans.
 Le bilan. Le président égyptien a concédé, le 29 septembre, dans un
tweet, que davantage devait être fait pour « protéger les droits du
peuple ». Le ministère de l’Approvisionnement a annoncé que
1,8 million de personnes seraient réintégrées aux listes des bénéficiaires
des subventions aux produits de base, accordées à 60 des 100 millions
d’Egyptiens. Les manifestations ont été brutalement réprimées,
étouffant le mouvement.
Crise étouffée
Irak, 1 er  octobre 2019
 L’étincelle. Le limogeage du général Abdelwahab al-Saadi, héros de la
lutte contre le groupe Etat islamique, respecté par des millions de jeunes
Irakiens.
 Les origines de la colère. Les revendications des manifestants vont
des services publics de base (dans un pays en pénurie d’électricité et
d’eau potable depuis des décennies) jusqu’aux emplois pour les jeunes
(un sur quatre est au chômage). Mais c’est la corruption qui est au

centre de la protestation. L’influence déterminante de l’Iran sur le pays
est également dénoncée par les protestataires irakiens.
 Le bilan. Un couvre-feu a été imposé. Des dizaines de responsables
militaires ont été limogés. Le président Barham Saleh a proposé une
sortie de crise avec un dialogue « franc », un remaniement ministériel et
de nouvelles instances de supervision pour tenter de juguler la
corruption. La répression sanglante a fait au moins 157 morts, en
majorité à Bagdad.
Crise étouffée.
Équateur, 1 er  octobre 2019
 L’étincelle. L’annonce de la fin des subventions sur les carburants qui
a fait bondir les prix à la pompe de plus de 100 %.
 Les origines de la colère. Cette mesure s’inscrit dans un vaste
programme de réformes économiques engagées par le président Lenin
Moreno pour réduire les dépenses publiques. Depuis deux ans, la colère
contre le chef d’Etat est généralisée. Elu sur la base d’une continuité
avec son prédécesseur et mentor Rafael Correa, figure de gauche
admirée en Amérique latine, avec la promesse de poursuivre
la « révolution citoyenne », il a choisi la rupture en s’entourant
d’économistes libéraux et en renouant avec les milieux d’affaires et les
multinationales. Cette volte-face a été vécue comme une « trahison »
par une bonne partie de l’opinion publique. D’autant que, soumis à la
pression du Fonds monétaire international (FMI), qui est revenu dans le
giron équatorien en accordant un crédit de 4,2 milliards de dollars,
l’exécutif a mis en œuvre des réformes d’ajustement structurel. Si la
hausse du prix de l’essence a été l’élément déclencheur, ce chèque était
assorti d’autres conditions, comme la division par deux des congés des
fonctionnaires ou la réduction de certains impôts et taxes bénéficiant
aux plus riches.
 Le bilan. Lenin Moreno a retiré le décret décrié qui supprimait les
subventions de l’Etat aux hydrocarbures. Les prix des carburants sont
revenus au niveau d’avant la crise sociale. Les tarifs des transports
publics qui, en conséquence, avaient augmenté jusqu’à 40 %, ont
retrouvé leur niveau d’avant. Durant la contestation, des manifestants
avaient pris d’assaut le siège du gouvernement, envahi momentanément
l’hémicycle du parlement, incendié un bâtiment public et attaqué les
locaux de deux médias dans la capitale. La crise a fait 8 morts, 1 340
blessés et entraîné 1 192 arrestations.

Crise éteinte
Chili, 18 octobre 2019
 L’étincelle. L’augmentation du prix du ticket de métro (de 800 à 830
pesos, soit 1,04 euro).
 Les origines de la colère. On pourrait faire remonter cette colère aux
années 1980, sous la dictature d’Augusto Pinochet, lorsque les « Chicago
Boys », le surnom d’un groupe d’économistes chiliens, influencés par
Milton Friedman, ont été chargés de redresser le pays à grand renfort de
privatisations, de réduction du rôle de l’Etat et de libéralisation quasi
totale de l’économie. Ce système, inscrit dans la Constitution de 1980, a
trouvé ses limites après la crise économique, créant des inégalités
extrêmes, de l’endettement et provoquant l’exclusion de toute une partie
de la population. Le pays vit depuis le début des années 2000 au rythme
de grandes manifestations sociales : les étudiants en 2001, 2006 et 2011
contre la privatisation du système éducatif ; les travailleurs des grandes
mines de cuivre et les dockers sur les salaires et les conditions de travail,
et les femmes contre les abus sexuels et les inégalités salariales. A ces
colères, s’est ajouté un ras-le-bol généralisé après plusieurs scandales de
corruption mettant en cause les élites du pays. Le mouvement est
aujourd’hui plus hétérogène. « C’est une remise en cause plus globale
du modèle chilien néolibéral, imposé sous Pinochet », nous disait le
chercheur Franck Gaudichaud.
 Le bilan. Le président Sebastian Piñera (conservateur, droite) a décrété
l’état d’urgence, instauré un couvre-feu et déployé les militaires dans la
rue. L’exécutif a suspendu l’augmentation du ticket de métro et a
proposé des mesures comme l’augmentation de 20 % du minimum
retraite et le gel des tarifs de l’électricité, ou une hausse du salaire
minimum. Il a également proposé la réduction du traitement des
parlementaires et des hauts fonctionnaires. Sans arriver à calmer les
manifestants pour le moment. La répression a été particulièrement
notée dans un pays marqué par la violence de la dictature. Les
affrontements ont fait au moins dix-huit morts.
Crise toujours en cours.
Liban, 17 octobre 2019
 L’étincelle. L’annonce d’une taxe sur les appels effectués par
l’intermédiaire de l’appli WhatsApp.

 Les origines de la colère. Cette taxe est l’impôt de trop dans un pays
où des besoins élémentaires, comme l’eau, l’électricité et l’accès
universel aux soins, ne sont pas assurés, trente ans après la fin de la
guerre civile (1975-1990). Les manifestants dénoncent pêle-mêle la
corruption, les bas salaires et l’état des infrastructures. Désormais, ils
réclament un changement de la classe dirigeante.
 Le bilan. La taxe WhatsApp a été annulée. Le Premier ministre Saad
Hariri a annoncé l’adoption par tous les partis politiques d’un plan de
réformes et du budget pour l’année 2020, prévoyant une baisse
substantielle du déficit public, sans aucune nouvelle taxe, des aides aux
plus pauvres, et la lutte contre la corruption. Des mesures symboliques,
comme la baisse de 50 % de la rémunération des ministres et des
députés, ont été annoncées. Le président libanais Michel Aoun s’est dit
prêt à discuter avec des représentants des manifestants, mais il a opposé
une fin de non-recevoir à leur principale revendication visant à un
changement du régime. Il n’a annoncé aucune nouvelle mesure
concrète. L’armée a fait son apparition dans les rues, mais des images
dans les journaux montraient des scènes de fraternisation entre la foule
et les soldats. Malgré une ambiance restée largement bon enfant, de
premiers incidents ont été signalés dans certaines villes de province où il
y a eu des dizaines de blessés lors de heurts.
Crise toujours en cours.

Venezuela, 23 janvier 2019
 L’étincelle. La réélection de Nicolas Maduro, en mai 2018, à l’occasion
d’une élection boycottée par l’opposition et non reconnue par une partie
importante de la communauté internationale. Le 23 janvier, Juan
Guaido se proclame « président par intérim ».
 Les origines de la colère. Le pays est exsangue, ravagé par une crise
économique, sociale et politique sans précédent. Pénuries de produits de
première nécessité, hyperinflation monstrueuse (130 060 % en 2018),
rationnement, coupures de courant régulières… le pays peine à se
nourrir et à se soigner. Cette crise trouve ses racines dans un système où
la corruption est quasiment institutionnalisée.
 Le bilan. Le président a tenté des mesures pour améliorer la vie des
Vénézuéliens, qui sont comme des coups d’épée dans l’eau tant la crise
est grave et profonde. Sur le plan politique, un dialogue a été entamé
entre Nicolas Maduro et l’opposition, sous l’égide de la Norvège. Des

discussions sont en cours entre les équipes de Juan Guaido et des
militaires de haut rang qui continuent de soutenir le président. Sans
pour autant que cela n’ait abouti à une solution.
Crise toujours en cours
Bolivie, 20 octobre 2019
 L’étincelle. La contestation du dépouillement des bulletins de vote
après l’élection présidentielle.
 Les origines de la colère. Une partie des Boliviens, qui dénonce
une « autocratie », n’a pas digéré la décision d’Evo Morales de briguer
un quatrième mandat, alors que les électeurs s’étaient prononcés contre
à l’occasion d’un référendum en 2016.
 Le bilan. Le président socialiste, pour lequel ce mouvement est
un « coup d’Etat », a décrété l’état d’urgence. Il a revendiqué sa victoire,
tout en laissant la porte ouverte à un second tour si les résultats
définitifs ne lui donnent pas 10 points d’écart avec son rival, le centriste
Carlos Mesa.
Crise toujours en cours.
Guinée, 14 octobre 2019
 L’étincelle. La possibilité d’un troisième mandat d’Alpha Condé après
qu’il a lancé des consultations sur la Constitution, qui l’empêche pour
l’instant d’en briguer un nouveau.
 Les origines de la colère. La personne d’Alpha Condé est au cœur de
l’agitation. Opposant historique qui connut l’exil et la prison, il a été le
premier président démocratiquement élu en 2010, réélu en 2015. Son
avènement a marqué l’instauration d’un gouvernement civil après des
décennies de régimes autoritaires et militaires. Mais après une évolution
encourageante, les défenseurs des droits rapportent une régression ces
derniers mois et une interdiction de fait de toute manifestation depuis
juillet 2018. L’opposition dénonce une dérive « dictatoriale » d’Alpha
Condé, à l’instar de nombreux leaders africains.
 Le bilan. Dans un entretien accordé au « Monde », le président
entretient le doute sur une révision de la Constitution rejetée par les
manifestants, la possibilité d’un référendum et ses plans personnels.
Aucune sortie de crise n’est en vue. Au moins huit manifestants (dix

selon l’opposition) et un gendarme ont été tués, des dizaines d’autres
blessés, des dizaines arrêtés et jugés.
Crise toujours en cours.
Barcelone, 14 octobre 2019
 L’étincelle. La condamnation de neuf séparatistes, pour la plupart
anciens membres du gouvernement régional.
 Les origines de la colère. La frustration d’une partie de la base
indépendantiste, deux ans après l’échec de la tentative de sécession.
 Le bilan. Le président indépendantiste catalan Quim Torra a exigé
l’ouverture de « négociations sans conditions » pour trouver une issue
au conflit mais s’est vu opposer une fin de non-recevoir par le
gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, sous pression avant les
élections législatives du 10 novembre. Les multiples manifestations
contre cette décision de justice ont dégénéré à plusieurs reprises, la
semaine dernière, en violents affrontements entre manifestants
radicaux et forces de l’ordre, qui ont fait près de 600 blessés au total.
Crise toujours en cours.
France, 17 novembre 2018
 L’étincelle. Augmentation des prix à la pompe après une hausse des
taxes sur le carburant.
 Les origines de la colère. La montée d’une forme de ressentiment
social.
 Le bilan. Des mesures d’urgence économiques et sociales sont prises,
dont l’annulation de la hausse de la CSG pour les petites retraites et
l’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Le
président Emmanuel Macron a organisé un grand débat national censé
aboutir à des solutions de plus long terme.

 

Source : L’OBS

 

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