La réforme fiscale de Trump est quasiment actée

Bouche fermée de Trump, Photo: Reuters, Carlos Barria

Bouche fermée de Trump, Photo: Reuters, Carlos Barria

Les impôts fédéraux sur les sociétés et sur le revenu doivent baisser dès 2018, ce qui coûtera 1 500 milliards de dollars pour les finances publiques sur la prochaine décennie.

La grande réforme de la fiscalité promise par Donald Trump a été adoptée au Sénat ce mercredi matin. Elle doit être adoptée définitivement par le Congrès avec un ultime vote de la Chambre des représentants, attendu dans les prochaines heures.

Il s’agit de la plus grosse baisse d’impôts adoptée aux Etats-Unis depuis plusieurs décennies : les impôts fédéraux sur les sociétés et sur le revenu baisseront dès 2018, ce qui coûtera 1 500 milliards de dollars pour les finances publiques sur la prochaine décennie. Les républicains arguent que cela poussera durablement la croissance au-delà de 3%. Si la baisse d’impôts est permanente pour les sociétés, elle ne durera que jusqu’en 2025 pour les ménages, faute d’accord à long terme. La quasi totalité des Américains paieront moins d’impôts en 2018, mais le gain de pouvoir d’achat s’annulera pour la moitié d’entre eux en 2027, selon le Tax Policy Center.

«Le Sénat des Etats-Unis vient d’adopter la plus grande baisse et réforme des impôts», a tweeté Donald Trump, annonçant une conférence de presse à la Maison Blanche à 18 heures en cas d’adoption définitive par la Chambre.

Contrairement à la réforme de 1986, aucun démocrate n’a voté oui. La majorité républicaine a porté seule cet engagement de campagne, restant quasiment unie malgré quelques sueurs froides et d’intenses marchandages. Seuls 12 des 239 républicains de la Chambre ont fait défection. Au Sénat, seul le républicain John McCain n’a pas pu voter : le sénateur de 81 ans, traité pour son cancer du cerveau, est dans l’Arizona.

Donald Trump venge l’échec de l’abrogation de la loi sur l’assurance maladie de Barack Obama, une première promesse torpillée par son propre camp en septembre. Le texte fiscal inclut d’ailleurs une grande revendication conservatrice: la suppression d’une amende créée par «Obamacare» contre les Américains non assurés.

Liberation, France.

 

Comments are closed.