La Renaissance 5/5.

Francois 1er, La Renaissance.

Francois 1er, La Renaissance.

FLORENCE ET ROME

Au début du XVIeme siècle Rome est devenu le nouveau centre artistique italien. Les peintres florentins y sont appelés à travailler pour le compte des papes. Seul Léonard de Vinci reste éloigné du faste et de l’opulence que connaissent les grands peintres de son époque. La modernité qui lui était reprochée durant ses années de jeunesse est enfin accueillie à sa juste valeur. Il apporte une dynamique nouvelle dans ses représentations de groupes aux seins desquelles les personnages participent tous à une même action. Sa technique du sfumato lui permet d’intégrer parfaitement les figures aux paysages, qu’il aime insolites et mystérieux. Il laisse des oeuvres magistrales à Milan avant d’être appelé en France, à la fin de sa vie, à la cour du roi. François Ier qui avait reconnu en Léonard le génie, sut tirer profit de ses talents de peintre mais aussi d’architecte et d’ingénieur.

Au Vatican s’affrontent Michel-Ange et Raphaël. Le premier, sculpteur avant tout, s’attache en peinture à un style aux contours prononcés et à une plastique des corps qui rappelle le volume de la sculpture. A l’opposé de Léonard il ne s’attarde pas à faire ressortir l’âme de ses personnages. Pour lui seul compte l’aspect spirituel qu’il cherche à exprimer dans le message pictural. Raphaël, contrairement à son rival, dont il adopte néanmoins le mouvement et la profondeur, s’exprime dans un style doux aux nuances subtiles qu’il a hérité du Pérugin et du sfumato de Léonard de Vinci. Il atteint la perfection dans le dessin et est reconnu de son vivant comme le plus grand des peintres.

Ces trois génies ont laissé une impression si forte sur leurs contemporains que les artistes de la génération suivante devront chercher une nouvelle expression picturale afin de pouvoir s’affirmer. C’est dans ce contexte que le style classique s’effacera pour laisser place au maniérisme.

L’ECOLE DE VENISE

Alors que la peinture florentine persévère à offrir un rendu lisse, le style vénitien s’en démarque par un travail original de la couleur et de la matière. A la fin du quattrocento, Venise possède un genre pictural personnel caractérisé par une tonalité et une utilisation particulière de la nuance et du contraste coloré. Située au carrefour des cultures italienne, flamande et bizantine, la Sérenissime s’approprie les tendances et grâce au talent de ses artistes, des Bellini à Titien, explore des voies nouvelles en terme de composition et d’éclairage. La symétrie autour d’une figure centrale est brisée pour une construction plus décalée mais tout aussi harmonieuse.
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, l’école de Venise cède aux tentations du maniérisme avec Tintoret et Véronèse.

Giovanni Bellini rend possible la présence d’une lumière diffuse accompagnée de couleurs fortement contrastées. Giorgione de son côté, met en place un clair-obscur qui provoque un éclairage très lumineux dans des paysages mystérieux et secrets. A l’image du reste de l’Italie, la peinture vénitienne amalgame les motifs réels et imaginaires au sein d’une représentation à la beauté idéalisée.
Avec Titien c’est la victoire de la couleur sur le dessin. C’est elle qui constitue le rendu des matières, l’atmosphère et même l’expression du sujet. Reconnu comme le plus grand portraitiste de son temps il affronte sur la scène artistique Lorenzo Lotto et le Tintoret. Ce dernier, déjà engagé sur les chemins du maniérisme, utilise une tonalité dorée faite de contraste d’ombre et de lumière. Il compose ses éléments selon une construction souvent inclinée. A l’opposé, Véronèse s’attache à un certain classicisme qu’il associe à une mise en scène explosive et surprenante.

L’histoire de L’art.

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