Le calvaire des Indiens à l’arrivée de Christophe Colomb sur l’île

Haiti & Dominicanie

Après un long voyage qui a débuté le 3 août 1492, Christophe Colomb et l’équipage de ses trois caravelles aperçurent les côtes nord-ouest Haïti. 5 décembre 1492, le conquistador a foulé le sol haïtien. Bonjour les calvaires pour les Indiens retrouvés sur l’île.

On retient tous qu’à la découverte d’Haïti, le 5 décembre 1492 par Christophe Colomb, des hommes à peaux rouges que l’on a appelé, par ignorance, indiens, ont habité le territoire de l’Ile aux terres hautes.

Le mode de vie que menait ces hommes et femmes avait étonné les explorateurs qui les considéraient d’une culture inférieure. Ils étaient prêts à tout donner à ceux qui arrivaient des terres inconnues, aurait écrit Christophe Colomb. De là est née l’intention déshumanisante de les réduire en esclavage.

Comme par une bénédiction, les explorateurs allaient découvrir les Zémès sculptés dans l’or pur. Ironie du sort, les indiens, ainsi nommés, seront exterminés, leurs dieux seront enlevés pour être conduits en Espagne, pays chrétiens, ainsi que certains Indiens qui devaient être présentés comme des bêtes sur les grandes places publiques, témoignage de leur barbarie et de leur ignorance. Disons plutôt, avilissement de l’Homme ! Avilissement de ceux qui vivaient en paix longtemps avant l’arrivée de ces barbares d’une autre race, les Indiens, ont été exterminés par les nombreux voyages des Espagnols.

Haïti, terre haute, Kiskeya ou Bohio avait sa structure. Cinq caciquats étaient constitués pour diriger le quotidien de la population indigène. La providence a décidé que parmi ces cinq Caciquats, il y ait une femme. Epouse d’un grand cacique, Caonabo, et sœur d’un autre grand chef, Bohechio, Anacaona, connue par ce nom, serait la première et la seule femme à diriger deux Caciquats. Elle était née dans le royaume du Xaragua dont elle a hérité le trône et elle a dirigé en parallèle la Maguana après la mort de son mari.

Caonabo incita les Indiens à se révolter, Christophe Colomb était furieux et ordonna qu’il soit arrêté, mis en prison pour être exécuté. Il a fallu pour cela l’intervention d’Alphonse Ogeda, un jeune officier Espagnol rusé, intrépide, pour animer la traitrise contre le grand Caonabo. Alphonse Ogeda était arrivé à Hisponiola accompagné d’une escorte de neuf cavaliers qui prétendaient apporter des cadeaux à Caonabo. Il (Ogeda) lui a présenté des menottes, instrument qui n’était pas dans la culture du guerrier indien, en lui disant que c’étaient des ornements célestes que les grands seigneurs portent autour de leurs bras aux grandes cérémonies.

Caonabo était pris au piège. Docilement, il a tendu ses mains à Alphonse Ogeda qui l’a arrêté avec pour ordre de l’expédier vers l’Espagne. L’histoire nous rapporte que « La Politesse », le bateau qui le transportait, avait disparu en mer. C’était la fin du grand Cacique.

Loop Haiti

Comments are closed.