[responsive_slider]

L’OPL, la Fusion et Kontrapèpla s’unissent et proposent

Mettre en place un gouvernement de sauvetage national, choisir un premier ministre de consensus pour gouverner jusqu’à la fin du mandat présidentiel, réaliser des élections, combattre la corruption, monter un Conseil électoral de consensus sont entre autres les points faisant partie de l’accord politique proposé par les organisations politiques OPL, Fusion et Kontrapèpla.

Sauveur Pierre Etienne de l’OPL
Sauveur_p_e
La situation du pays est chaotique, constatent les responsables de ces organisations politiques qui n’ont jamais réclamé la démission du chef de l’Etat. Selon eux, le pays atteint un niveau de délabrement plus qu’alarmant, après tant de décennies perdues dans « des brigandages politiques à répétition, de soumission avilissante au diktat étranger, de violences fratricides gratuites, de gabegies administratives, de corruption, de formes rétrogrades de gouvernance autoritaire et parasitaire ».
L’OPL, la Fusion et Kontrapèpla, qui semblent partager certaines valeurs politiques, estiment que le comportement « délétère du pouvoir en place pousse une bonne frange du secteur politique et de la société civile à sortir de la stratégie de l’accommodement pour poser de façon sérieuse et définitive le problème de la reconstruction/refondation de l’État-Nation. En un mot, comment sortir Haïti de l’indignité pour en faire un pays où il fait bon vivre pour toutes et pour tous ».
Ces structures politiques se disent interpellées par la situation actuelle et jugent important d’arriver à la signature d’un accord global et national. Parallèlement, ils voient en Michel Martelly un président qui, selon eux, semble prendre conscience de la nécessité d’un dialogue; « ses visites auprès des partis politiques laissent augurer une ère de recherche de compromis », affirment-ils.
Dans un document envoyé à la presse mardi soir, l’OPL, la Fusion et Kontrapèpla disent croire fermement que chaque secteur de la vie nationale aurait intérêt à utiliser la voie du dialogue et à accepter de faire des sacrifices dans la recherche d’un consensus minimal visant la construction d’une nouvelle Haïti.
Selon les dirigeants des ces partis politiques, dans l’accord politique, il doit y avoir des questions comme : Quelle Haïti pour quels citoyen et citoyenne ? Quelle école pour quelle société? Comment aménager le territoire national dans l’intérêt de la population ? Quelle politique environnementale ? Comment divorcer de façon définitive d’avec les élections frauduleuses, véritables sources de destabilisation du pays ? Quel type de gouvernance ? Quel choix économique ? Quelle politique énergétique ? Quelle politique de l’habitat ? Quelles politiques publiques ? Quelle politique étrangère et, enfin, comment garantir l’accord ?
Pour arriver à cet accord « salvateur », ces organisations politiques établissent une stratégie de mise en œuvre en trois temps. D’abord à court terme : la mise en place d’un gouvernement de sauvetage national dirigé par un Premier ministre de consensus jusqu’à la fin du mandat présidentiel. Ce gouvernement, selon le document, sera composé de personnalités connues et crédibles du monde politique (partis politiques), de la société civile, du secteur des droits humains, du secteur femme, du secteur paysan. Ce nouveau gouvernement aura une feuille de route avec quatre objectifs principaux : combattre la corruption; harmoniser les rapports entre les trois pouvoirs de l’État ; créer les conditions pour la réalisation de bonnes élections inscrites dans le cadre de la quête de la souveraineté nationale pour les 2/3 du Sénat, le renouvellement de la Chambre des députés et des membres des collectivités territoriales à la fin de l’année 2014 ; mettre en place les mécanismes en vue de la convocation des états généraux de la Nation.
Ensuite, dans la stratégie à court terme, il y a la mise en place d’un Conseil électoral provisoire de consensus qui aura la responsabilité de l’organisation des élections au mois d’octobre 2014 et la mise en place, dans les trois jours suivant la signature de l’accord, d’un Observatoire national chargé du suivi de l’application du présent accord.
Maintenant à moyen terme, il y a l’élaboration d’un pacte de gouvernabilité, la mise en application des résolutions du Sénat de la République relatives au départ de la MINUSTAH et la recherche d’un consensus pour la préparation d’un nouvel amendement constitutionnel. Enfin à long terme, il y a la convocation des états généraux en vue de la refondation de l’Etat-Nation qui implique : la recherche d’un consensus national sur la reconstruction d’Haïti ; le débat national sur l’aménagement du territoire ; l’adoption d’une nouvelle politique de l’habitat ; le choix d’une nouvelle politique économique et sociale ; le choix d’une politique énergétique, etc. Ce document porte les signatures de Sauveur P. Etienne, Vasco Thernelan et Francois A. Joseph pour l’OPL: Edmonde S. Beauzile, Rosemond Pradel et Victor Benoit pour la Fusion; Jean William Jeanty, Rudolph Prudent et Maxime Magloire pour Kontrapèpla
Robenson Geffrard
rgeffard@lenouvelliste.com,

http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/126323/LOPL-la-Fusion-et-Kontrapepla-sunissent-et-proposent.html

 

No comments yet.

Leave a Reply