Quand le RNDDH fait le jeux trivial contre les candidats du PHTK.

Dr Jean Ford G. Figaro, MsC-HEM Boston University, Massachusetts!

Dr Jean Ford G. Figaro, MsC-HEM
Boston University, Massachusetts!

Au nombre des choses qui semblent intéresser le réseau national de défense des droits humains (RNDDH), la tolérance aux activités homosexuelles est l’une des libertés la plus chaperonnée par cette organisation, contre toutes les mœurs et coutumes de la république. Selon les propos du directeur exécutif, Pierre Espérance en date du 27 septembre 2016, cités par Alter Press, lors du festival avorté de Massimadi, “La personne a des droits, elle peut faire ce qu’elle veut de son corps. La société ne peut continuer à fonctionner dans l’intolérance”. Si le très controversé militant se montre très latitudinaire et coulant face à la communauté LGBTI haïtienne, il est une évidence que ce dernier est très fanatique et sectaire face aux autres problèmes sociétaux de la nation livrée à elle-même. Les domaines d’intervention sont sélectivement choisis pour dénoncer ou supporter selon les intérêts socio-politiques du moment. Il est de notoriété publique que cette structure des droits de l’homme, souvent appelée, un parti politique de l’opposition, est aujourd’hui au timon du pouvoir politique, selon certains acteurs. Depuis plus de cinq années, il a toujours eu pour cible tout ce qui est allié au parti de l’ancien président Michel Martelly, le PHTK. Dans une note rédigée par le professeur renald Luberice sur les réseaux sociaux, il avait pointé du droit les deux ténors de l’organisme comme des ‘’violeurs des droits des haïtiens’’.

Maintenant, c’est le tour de tous ceux qui sont proches du président élu dès le premier tour, par une majorité écrasante des votants haïtiens, lors de l’élection présidentielle du 20 novembre 2016, Mr Jovenel Moise. Cette même entité, qui faisait partie de la bande qui dénonçait les “Zombis” des élections de 2015 qui, contre toutes velléités anti-démocratiques, ont donné le même résultat presque un an plus tard, en 2016. Cette fois-ci, les fameux invisibles libérés par le baron des cimetières étaient plus nombreux. Le réseau national de défense des droits humains, je ne sais de qui?, est plus connu pour ses faux bond que pour la défense des droits des haïtiens en général. Il semblerait que ceux qui ne sont pas de leur idéologie politique ou qui ne financent pas leur activité penchée ou infléchie, n’ont pas droit à leur dite “défense”. Ou peut-être les autres droits, comme celui à l’éducation, la santé, à la sécurité et autres, ne sont pas trop d’envergure aux yeux de cette organisation, qui de jour en jour, jouit de moins de plausibilité et de bonne réputation à la circonspection des plus avisés du pays. Ne serait-il pas Justice de savoir, qui finance et pour quels objectifs le RNDDH?

Au cours de ces dernières semaines, le pays connaît des situations très acariâtres et compromettantes qui demanderaient des positions fermes et des condamnations énergiques du RNDDH, force est de constater que les deux porte-paroles les plus loquaces de cette entité, ont fait la sourde oreille et ont gardé un silence déplaisant et complice face à la dégradation socio-politique du pays. D’aucuns se demanderaient, si les seules préoccupations les plus rentables et bénéfiques pour les patrons de cette organisation, seraient les questions électorales. Les observateurs les plus intelligents ont comme l’impression, que tous les problèmes du pays se résumeraient à des contentieux et litiges des acteurs politiques pour la gouvernance d’un pays en voie de disparition physique et économique. Depuis l’arrivée du président Jocelerme Privert au pouvoir, soutenu par le RNDDH, on peut facilement observer que ce groupe ne produit aucun document sérieux et raisonnable sur la corruption, les détournements de fonds, la situation des sinistrés de Mathews, l’évasion des prisonniers et j’en passe…

Depuis la proclamation des résultats préliminaires des élections de novembre 2016, la société haïtienne souffre quotidiennement de tous les maux et tortures humainement imaginables. Des personnalités politiques très connues ont appelé leurs partisans zélés au dechoukaj et aux protestations violentes. Comme résultat de cette mobilisation, des bébés ont trouvé la mort par des gaz lacrymogènes tirés par la police et des dizaines de voitures ont été vandalisées par des manifestants d’un secteur politique en colère. Des centres commerciaux ont été attaqués et une grande panique s’est installée au sein de la population civile à l’occasion des fêtes de fin d’année. Au moment de la rédaction de ce texte, je n’ai pas encore vu aucune lettre de contestation ou de plainte du RNDDH contre les auteurs matériels et intellectuels de ces actes criminels qui menacent la sécurité nationale du pays. Peut-être, le groupe militant est aujourd’hui de la même famille que les manifestants. Leurs vertus se perdent dans les mêmes intérêts politiques, comme pourrait bien dire, François de La Rochefoucauld.

Un autre fait qui a consterné le pays tout entier, tout récemment, a été l’exécution d’un agent de la 26ème promotion de la police nationale par un gang tout puissant dans les environs de Pétion-Ville. Peu de temps avant cet assasinat horrible, un commissaire de police avait trouvé la mort dans des circonstances non encore élucidées par les autorités gouvernementales dans le département de l’Artibonite. Ajouter à tout cela, les policiers de cette promotion n’ont pas encore reçu depuis six mois, aucune rémunération pour les services à haut risques rendus à la population haïtienne. Il est à constater que le rapport ou la lettre du RNDDH se fait encore attendre. Peut-être, si c’était pour acculer les policiers, il aurait déjà écrit au nom de leur ‘’morale’’ destructrice de caractère.

Trois mois après la paralysie des hôpitaux publics par une grève du corps médical qui avait causé la mort de plusieurs citoyens et citoyennes haïtiens, le syndicat de ce secteur est revenu à la charge, avec un arrêt de travail dans presque tous les centres sanitaires publics du pays. Des médecins qui ont refusé tout bonnement de prêter assistance à des personnes en situation grave de santé. Un mouvement qui nuit déjà le droit du peuple et des patients à la vie. Les reportages des différents médias de la capitale et des provinces ont déjà fait état d’une situation désastreuse et mortelle pour des milliers et milliers d’haïtiens qui dépendent du secteur public pour la prise en charge de leur santé et maladie. Jusqu’à présent, le RNDDH n’a encore pipé mot, voir la rédaction d’un document pour défendre ceux qui n’ont comme eux un chèque au palais national ou à l’étranger, selon la clameur publique. Cette réalité semble ne pas émouvoir les défenseurs des plus pauvres du pays.

Six ans après l’introduction du choléra en Haïti, le 1 décembre 2016, le secrétaire général, Mr Ban ki-moon, avant de partir honteusement à la tête de cette organisation qui ne défend que leurs droits, a fait son méa culpa et celui des Nations Unies au peuple haïtien et aux familles victimes, de la négligence criminelle des soldats onusiens. Le RNDDH a laissé tous les haïtiens stupéfaits lorsqu’il a choisi de ne pas commenter et demander au nom de plus d’un million d’haïtiens infectés par le vibrio, une rapide intervention de l’ONU afin d’éviter plus de cas pathologiques et mortifères dans le pays. Depuis le passage de l’ouragan Mathews, des dizaines de compatriotes haïtiens continuent de mourir de cette maladie diarrhéique. Encore une fois, la lettre ou la plainte dans les tiroirs du bureau du directeur exécutif, ou peut-être au service postal défectueux de Port-Au-Prince.

Le 11 février 2004, a eu lieu le massacre de La Scierie, localité de Saint-Marc (Nord), où des dizaines d’opposants à l’ancien Président Jean Bertrand Aristide ont été tués, deux semaines avant son départ le 29 février, selon des organismes de droits humains, dont le RNDDH. Mr Jocelerme Privert, l’un des accusés de ces crimes satanés et inqualifiables, n’a jamais été jugé par un tribunal pour le condamner ou l’acquitter des faits qui lui étaient imputés, se retrouvait lui aussi dans le collimateur du RNDDH. On parle souvent dans la presse haïtienne de la condition de Privert, comme un évadé de prison. Une fois devenu sénateur et plus tard président provisoire de la république, ce même RNDDH qui crachât sur lui, les propos les plus dégradants et orduriers, est aujourd’hui devenu à la surprise générale, son plus grand allié au palais national. Quel paradoxe de la vie!

Il ne serait pas anodin de faire remarquer que dans l’empressement de faire des shows médiatiques et des scoop radiophoniques, le RNDDH s’est cassé les dents de façon répétée et s’en est sorti plus asthénique et délabré qu’il était auparavant. Je rappelle le dossier de maître Josué Pierre Louis, que le réseau avait vite jugé et cloué au pilori, après il s’est révélé que c’était faux, qu’il s’agissait d’un problème entre l’ancien ministre et le directeur hollywoodien, dit-on pour des questions de jupe.

Mr Pierre Espérance en date du 16 décembre 2016, a dirigé une lettre accusatrice au conseil électoral sur des allégations, sans même prendre le temps d’écouter le candidat élu sénateur pour le centre, Mr Wilfrid Gelin, et le candidat au deuxième tour (Ouest), Mr Fednel Monchery sur des imputations et médisances les plus intéressées et hors la loi, de leurs adversaires poursuivants de la course électorale. Le décret électoral prévoit dans ces articles les normes régissant toutes formes de contestation et passer ce délai, les recours au CEP sont nuls. Le RNDDH, en bon usurpateur de titre, s’est déjà érigé en une juridiction de justice, a déjà jugé et condamné les deux concernés. Leurs dossiers ont été seulement envoyés par devant le conseil électoral provisoire, pour consommation de leurs verdicts. Comme le signataire de la décision de Justice, est un tout-puissant en Haïti, un tonton-macoute jaloux des droits qui lui conviennent, il attend l’exécution de sa sentence contre les deux citoyens, pour faire le jeu croustillant et impudique des perdants et des adversaires farouches du PHTK.

En définitive, le réseau toujours prompt à dénoncer les cas de violation des droits humains, je me demande, dans ces deux cas, les indexés ont-ils piétiné les droits des autres? je m’interroge pourquoi ne pas défendre leur innocence présumée, le vote du peuple ou tout simplement leurs droits qui sont entrain d’être dérobés par des compétiteurs avides de pouvoir. C’est le peuple qui a le droit de choisir, comme il vient de le faire pour les deux postulants, dont l’un est déjà élu, sénateur de la république et non par les décisions intempestives post-électorales. Je serais d’avis, que c’est un point de départ pour arriver sur la piste du président élu, Mr Jovenel Moise dont certains réclament, seulement parce qu’il a gagné les élections au premier tour, de lui évincer de la course. Les deux hommes du PHTK sont entrain de faire face à un vaste complot tripartite concocté entre la presse, RNDDH et les candidats regimbeurs et indomptables. Par encourager cette grotesque activité, l’organisation se campe en violeurs des droits d’un candidat élu par le peuple du plateau central, Mr Wilfrid Gelin. À aucun moment de la durée, le deuxième sénateur élu a été interpellé pour commenter les vilaines charges contre lui. Malgré la reconnaissance de la validité des élections du 20 mars par cette entité, il est à rapporter qu’il ne réclame jamais le respect du vote que le peuple haïtien a confié au neg Banan, que les forces rétrogrades dites ‘’démocratiques’’ ont voulu kidnapper par des manoeuvres dilatoires et politiciennes, à n’en plus finir depuis les auditions du BCED et maintenant par la récusation sans justification des juges du BCEN.

D’autres curieux pouvaient se questionner en interpellant le directeur exécutif, qu’en est-il d’un repris de justice comme l’actuel président Privert? Sa position au palais ne lui fait-il pas penser sur la gravite d’une accusation de massacre? Si nous sommes d’accord, qu’il faut moraliser la vie politique en Haïti et aseptiser l’institution parlementaire, il ne faut pas le faire sous les caprices d’une organisation ou de candidats perdants récalcitrants. Il convient de faire la leçon à RNDDH, qui parle souvent d’impartialité, qui n’est autre que de tenir compte des témoignages de toutes les parties dans une querelle, surtout dans une culture électorale de mauvais perdants. Le conseil électoral provisoire ne doit pas se laisser intimider par des requêtes injustifiées, plutôt basées sur le mensonge et la calomnie. Les droits de l’homme ne doivent pas être vendus, mais défendus par les organismes des droits humains en Haïti. Il est grand temps que le RNDDH reconstruise son caractère et se mette à  défendre les droits de tous les haïtiens sans tenir compte des chapelles politiques auxquelles ils puissent appartenir.

 

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