A propos de l’histoire d’Haïti, saviez-vous que…

Jean Ledan Fils

Jean Ledan Fils

« La profonde crise que connaît le pays prend parfois l’allure d’une méconnaissance totale du concept de nation, car l’unité nécessaire n’a jamais été réalisée. Alors que le psychisme collectif est affecté par l’absence de cette notion de base qui nous conduit à tous ces déchirements sociaux, la mémoire collective reste le lien commun par excellence ayant pour mission permanente de nous rappeler notre essence de peuple. C’est dans ce contexte que naquit A propos de l’histoire d’Haïti, saviez-vous que… »

La chronique A propos de l’histoire d’Haïti, saviez-vous que… signée de notre collaborateur Jean Ledan Fils dans le journal du week-end a vu le jour à la fin de novembre 1994. 23 ans de publications hebdomadaires continues !

Constance et rigueur qui sécurisent le lecteur en général et le patronage.

La chronique invite tous les Haïtiens à bien considérer la simplicité et le langage contemporain avec lesquels l’auteur relate les faits historiques. C’est comme relater l’histoire au présent à travers des anecdotes, d’où la “petite histoire” qui est le thème principal de recherche de l’auteur. Fort souvent, les textes traités tombent à point avec l’actualité du moment.

Le message historique est très puissant. C’est toute la fierté haïtienne, l’âme haïtienne, la sève nationale qui nous connectent et nous relient tous. L’Haïtien en général vénère son histoire de peuple et c’est en raison de notre histoire et notre culture que nous résistons encore à l’anéantissement prémédité par les ex-puissances colonialistes.

La rubrique est lue et suivie à la loupe par les professionnels de toute catégorie : les parents, les érudits, les investisseurs, les écoles, les universités, les lecteurs en général, etc. À chaque parution, la rubrique est photocopiée, logo du patronage inclus, et sert de cours d’histoire dans de nombreuses écoles tant à la capitale que dans les villes de province et dans les sections les plus reculées du territoire national.

La rubrique, au fil du temps, revêt ainsi un caractère national. Elle est aussi découpée par des collectionneurs. Contribuer au partage, au maintien et au financement de cette importante communication sur notre histoire projette une visibilité à caractère national, et reflète la participation sociale de l’institution qui la patronne, selon l’auteur que nous avons rencontré.

De plus, continue-t-il, il y a eu un peu d’innovation cette année car pour maintenir la chronique vu la précarité économique, l’option d’un seul patronage a été écartée afin de minimiser le poids du coût de publication sur une seule institution, d’une part ; les patronages ont aussi la latitude de limiter leur participation à une période d’un an ou de six mois renouvelable, d’autre part.

La célèbre rubrique a enfanté d’abord les 10 Volumes de la série du même nom A propos de l’histoire d’Haïti, saviez-vous que… – récemment présenté en coffret en 2014 et qui sera en rupture de stock bientôt dans quelques semaines. Ensuite, les autres ouvrages Haïti 2004 – Bicentenaire de l’Indépendance – Chronique d’un départ annoncé – Le fil des événements ; L’Histoire d’Haïti en toute simplicité ; L’Histoire d’Haïti – La “petite histoire” ; Hommage au Patrimoine ; L’Histoire d’Haïti au singulier ; L’Histoire d’Haïti – Simples faits ; et un nouvel ouvrage en préparation et prévu pour 2018.

Quelques réflexions issues des 10 volumes du Coffret A propos de l’histoire d’Haïti, saviez-vous que…

« Dans cette ambiance d’amnésie qui semble appelé à détruire jusqu’à notre identité, des initiatives du genre de celle de Jean Ledan Fils, visant au renouvellement du passé, ne peuvent que réconforter. » Pierre Buteau – Volume I

« Face à toute grande crise qui tend à désagréger le corps social d’une nation, et, dans une perspective académique, la philosophie de l’histoire révèle le besoin fondamental de la société de se référer aux justifications historiques pour se situer, se soulager et même faire face aux événements du moment. A plusieurs reprises, cette particularité est retrouvée dans les textes à caractère instructif de Jean Ledan Fils qui recherche, questionne, analyse, pose les faits historiques avec une nouvelle lecture de notre histoire. » Max Chancy – Volume II

Ce travail « témoigne à la fois de la persévérance et d’une certaine largeur de vues de l’auteur dans l’accomplissement d’une tâche qu’il s’est assignée depuis déjà quelque temps et qui révèle chaque jour son utilité. En effet, l’objectif de vulgariser de manière succincte mais consistante la connaissance d’aspects variés de notre passé de peuple constitue sans conteste une noble entreprise qui mérite l’encouragement des uns et des autres. Pour ma part, je félicite Jean Ledan Fils pour avoir senti qu’il y avait là un vide à combler et pour s’être lancé avec opiniâtreté dans ce travail. » Michel Hector – Volume III

« L’intéressant du travail de Jean Ledan Fils est qu’il nous sort des fresques grandiloquentes, des images d’Epinal pour faire se mouvoir devant nous des hommes et des femmes de chair et d’os, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs appétits, leurs passions, leur grandeur, leurs faiblesses. Des êtres comme nous confrontés à leurs problèmes quotidiens et dont les réponses ont modelé notre personnalité de peuple. » Carl Labossière – Volume IV

« Inlassablement, cette chronique nous réserve le plaisir d’une découverte ou de retrouvailles, quand ce n’est l’explication d’une énigme qu’on avait longtemps crue indéchiffrable. De nombreuses informations nous sont offertes sur des sujets variés concernant le pays : politique, ethnographie, économie, sociologie, géographie, botanique, linguistique, musique, littérature… Petit à petit se constitue une banque de données, une véritable somme encyclopédique de notre histoire, de notre culture, à laquelle le chercheur de demain reviendra souvent puiser… Quand on songe aux difficultés que rencontre l’écrivain chez nous, aux divers motifs de révolte et de découragement qui assaillent chaque jour le citoyen, on ne peut que se réjouir de cette initiative tout en admirant et en remerciant l’auteur pour sa fidélité envers le public. » Alix Emera – Volume V

« Les volumes de A propos de l’histoire d’Haïti, saviez-vous que… de Jean Ledan Fils, tant sur le plan historique, anthropologique, ethnologique que folklorique, sont une mine d’informations que chaque famille haïtienne, portée vers l’amour de son pays, devrait lire pour en discuter ensuite le contenu avec sa progéniture. Quelle bonne base de discussion familiale, en effet, que cette Histoire d’Haïti racontée en textes détachés ! » Déita – Volume VI

« L’art et la culture doivent, plus que jamais, constituer des forces mobilisatrices capables d’impulser un nouveau souffle, un nouvel élan dans une société en proie au doute et à la déroute de ses valeurs les plus nobles. Dans un monde de plus en plus mondialisé où les particularités des peuples et des communautés tendent à se noyer dans l’universalisme, il est urgent pour nous Haïtiens, plus spécialement pour les travailleurs de la culture, de retrouver les sources les plus fécondes de notre patrimoine culturel pour le faire fructifier et lui faire jouer son rôle naturel de catalyseur de la vie nationale. De revisiter les valeurs porteuses qui fondent notre identité et notre personnalité propres en tant que peuple.»

Cela, non pas par passéisme mais dans une approche prospective, car une connaissance plus approfondie de notre collectivité est importante pour mieux comprendre le présent et, de ce fait, mieux planifier l’avenir. N’a-t-on pas coutume de répéter que « les peuples sans mémoire sont des peuples sans avenir » ? Dans cette démarche, l’art et la culture ont encore un rôle éminent à jouer ; ils représentent, de toute évidence, les plus sûrs atouts dont la communauté haïtienne dispose encore dans sa quête de renouveau et d’avenir. » Jean Ledan Fils – Volume VII

« … Toujours prudent et minutieux. Presque avec une sorte de malignité. Jean Ledan ajoute à tout cela un éclat de rire, un petit sourire, un humour léger, un parfum de naïveté qui feutre et filtre à peine, restitué par une langue d’enfant. C’est-à-dire une langue toute de fraîcheur, issue de la transparence, de la clarté et surtout de ce désir toujours avoué d’être accessible. » Pradel Henriquez – Volume VIII

« Au-delà de ces péripéties, les Haïtiens et les Haïtiennes se doivent d’interroger les causes profondes de l’échec du vivre-ensemble collectif deux cents ans après. L’une de ces causes est sans conteste que les séquelles coloniales ont laissé un pays mal défini dès sa création, et plus précisément après l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines le 17 octobre 1806. Tout est donc à reprendre en vue d’une orientation nouvelle et différente de la vie collective. La relecture critique de notre histoire, de ses bégaiements, de ses dérives est impérative dans la perspective d’un nouveau modus vivendi à définir et à appliquer. En amont de tout cela s’impose à nous la nécessité de développer et d’entretenir un réel vouloir-vivre-ensemble. Notre glorieux passé nous y appelle. Faisons-le pour nos ancêtres, faisons-le pour nous-mêmes, pour nos enfants, et les enfants de nos enfants. » Jean Ledan Fils – Volume IX

« La série A propos de l’histoire d’Haïti, saviez-vous que… est essentiellement un acte de partage. Partage avec les lecteurs du plaisir de la découverte des multiples anecdotes et faits, en apparence anodins ou insolites, qui balisent notre construction nationale et font de nous ce « singulier petit pays » qui ne laisse aucun observateur indifférent, et encore moins ses propres habitants aussi bien ceux qui sont de souche que ceux qui ont fini par l’adopter au cours de leur errance planétaire. » Guy-Serge Pompilus – Volume X

Le Nouvelliste, Haiti

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